Puits artésiens de Paris

 
 

La réalisation de puits artésiens à Paris a été rendue possible par la présence de la nappe aquifère de l'Albien et les progrès des techniques de forage à partir des années 1830. La volonté de produire une eau saine à bon marché1 fit apparaître des puits artésiens tout au long du xixe siècle et au début du xxe siècle.

La seconde moitié du xxe siècle vit l'expansion d'une nouvelle génération de puits artésiens, à des fins de chauffage géothermique.

 

 
Schéma d'un puits artésien (b) : la nappe aquifère (d) est retenue entre deux couches imperméables (u).
 
 

Géologie et qualité des eaux

Pour atteindre la nappe aquifère, à environ 600 m de profondeur, il faut traverser toutes les couches de l'éocène et du crétacé supérieur, jusqu'aux argiles imperméables du Gault qui retiennent l'eau renfermée dans la couche sableuse de l'Albien1. Les eaux des différents puits artésiens de Paris sont très similaires entre elles dans leur composition : moins calcaires et moins magnésiennes que les eaux de distribution habituelles, elles sont en revanche un peu plus ferrugineuses1.

L'eau des puits artésiens de Passy et de la Butte-aux-Cailles est mise à la disposition du public : chacun peut venir y remplir librement ses récipients. Ses qualités gustatives et chimiques sont conformes à ce que l'on attend d'une eau de source ; jaillissant à 28 °C, elle doit cependant être réfrigérée avant consommation

 
 
 

 

 

FaLang translation system by Faboba